Professeur à l'école secondaire Napanee District de Napanee, en Ontario, Richard Hopkins a mis au point un programme quinquennal dans le cadre duquel les élèves quittent la salle de classe afin d'aider les entreprises locales à résoudre des problèmes.
Les élèves évaluent les besoins de l'entreprise, appliquent des principes pertinents et proposent une solution réalisable. Ils construisent ensuite des machines qui répondent aux besoins de leurs clients. C'est ainsi que les élèves ont crée un lit d'hôpital à commande hydraulique assisté par ordinateur, un parc portatif à moutons et un convoyeur pour le transport des matériaux endommages dans l'usine locale de pneus Goodyear. Cette expérience leur permet de mettre en pratique ce qu'ils ont appris et d'acquérir des compétences en demande.
Ses qualités de pédagogue et d'enseignant ont valu à Richard le poste de charge de cours à la faculté d'éducation de la Queen's University of Kingston. En 1993, un groupe de ses élèves de 12e année a passé l'examen de la Fluid Power Society of America et obtenu un certificat en énergie hydraulique, tour de force que seulement deux autres groupes d'élèves d'écoles secondaires nord-américaines ont réalisé cette année-là.
« Les projets permettent aux élèves d'acquérir des compétences et de mettre en pratique ce qu'ils ont appris à l'école. Ils renforcent également les liens entre l'école et la collectivité. »
Il incombe au pédagogue de préparer les élèves à un monde multiculturel où la réussite économique repose principalement sur la connaissance et la réussite personnelle, sur l'attitude.
L'enseignement au Canada n'évolue pas aussi rapidement que le monde dans lequel nous vivons. En général, nous enseignons encore ce qui était enseigné il y a 25 ans, époque où la spécialisation était la clé du succès. Or, dans notre économie, la capacité d'établir des liens entre des domaines différents revêt de plus en plus d'importance. Pour réussir professionnellement, les élèves d'aujourd'hui doivent être des personnes polyvalentes capables de résoudre des problèmes, avoir l'esprit d'équipe et savoir communiquer.
L'enseignement technologique donne aux jeunes la possibilité d'acquérir ces qualités en étudiant des sujets comme la fabrication, les communications, les transports, la construction, les services et les nouvelles technologies. Les élèves devraient être en mesure de prendre des décisions réfléchies, de résoudre des problèmes de manière systématique et d'évaluer les incidences de la technologie sur notre monde.
Mon programme met l'accent sur l'apprentissage axé sur les projets — cela signifie que les élèves prennent part à la vie de la collectivité en construisant des appareils destinés aux entreprises locales, aux hôpitaux et aux foyers pour personnes âgées. Nous voyons grand : chaque semestre, nous menons à bien quelque 70 à 80 projets auxquels participent entre 500 et 600 jeunes.
Bon nombre de nos institutions, de nos groupes de services communautaires et de nos entreprises réduisent leurs activités, ouvrant la voie à de nombreux projets éventuels pour nos élèves. Les directeurs d'entreprise, les administrateurs d'hôpitaux, les gens d'affaires et les coordonnateurs d'institutions publiques semblent tous à la recherche de nouvelles façons de faire faire le travail.
Voici quelques suggestions à l'intention des enseignants qui planifient des projets de collaboration entre leur école et la collectivité.
Ce genre de projet est idéal pour montrer aux élèves comment mettre à profit l'enseignement qu'ils ont reçu. Ces derniers apprennent rapidement que la capacité d'apprentissage permanent est bien plus importante que la mémorisation des connaissances. Ils découvrent aussi que l'on sait rarement comment mener un projet avant de le commencer et qu'il faut se lancer, apprendre comment faire et foncer.