Kendall Crouch a aidé ses élèves à effectuer des choix de carrière éclairés au moyen du programme d'enseignement coopératif en sciences qu'il a mis sur pied dans la région d'Ottawa. Grâce à ce programme, ses élèves ont pu faire des stages au Conseil national de recherches du Canada, à l'Hôpital général et à l'Hôpital Civic d'Ottawa, à la Carleton University, à l'Université d'Ottawa ainsi que dans des laboratoires d'informatique locaux.
Au cours de ses 31 années de carrière, Kendall a enseigné à des jeunes de tous les niveaux, dont certains, des garçons comme des filles, ont poursuivi des études supérieures en sciences et en mathématiques. Il a également donné des cours de sciences à des classes composées uniquement de jeunes filles ainsi que des cours de sciences en français. Ses élèves le considéraient comme un enseignant posé, respectueux, dévoué et juste. Au cours des 15 dernières années, ils ont remporté 11 fois, par équipes de 8, les 1er, 2e ou 3e prix du concours annuel Sir Isaac Newton pour l'excellence en physique.
« Rien n'est plus enrichissant pour un étudiant en sciences que de contribuer de façon significative à un projet de recherché communautaire. »
J'ai opté pour l'enseignement coopératif après avoir constaté les deux faits suivants :
Dans les deux cas, l'enseignement coopératif peut améliorer la situation. Il permet aux jeunes d'obtenir des crédits à l'extérieur de l'école et d'acquérir une expérience diversifiée qui les aidera à effectuer des choix d'études et de carrière éclairés.
Un stage peut confirmer ou infirmer un choix et permettre ainsi à l'élève d'épargner du temps, de l'argent et des efforts. Certains élèves précisent leurs choix de carrière à la lumière de leur expérience de stage. Les stages à plusieurs endroits peuvent les aider à prendre des décisions.
Le recrutement des élèves et du personnel d'encadrement représente un véritable défi lors de la mise sur pied d'un programme d'enseignement coopératif. Nous avons constaté que les élèves doués avaient beaucoup d'influence sur leurs condisciples de tous les niveaux. Si nous parvenons à les convaincre des avantages de l'enseignement coopératif et à leur trouver des stages enrichissants, ils nous aideront, dans le cadre de réunions, par exemple, à recruter d'autres élèves l'année suivante. Lorsque nous avons utilisé ce mode de promotion de l'enseignement coopératif, le programme était quelque peu restreint. En un an, le nombre d'élèves intéressés a augmenté au point qu'il était difficile de trouver des stages pour tous les participants.
À Hillcrest, le programme d'enseignement coopératif permet d'accumuler jusqu'à 4 crédits par année, c'est-à-dire 110 heures de travail. En règle générale, un élève obtiendra ces crédits à la suite d'un stage ou deux. Il ne faut pas oublier que les élèves doivent suivre une formation et travailler assez longtemps pour apporter quelque chose aux organisations auprès desquelles ils travaillent. Si l'élève effectue plus de deux stages par an, il n'aura pas le temps d'entreprendre et de mener à bien un travail valable.
Il est important que l'élève ait suffisamment de connaissances dans la discipline scientifique liée à son stage. L'expérience de travail doit être liée aux crédits scolaires que l'élève a récemment obtenus ou à un cours qu'il suit. Ainsi, les élèves en stage à l'Institut de cardiologie devaient avoir suffisamment de connaissances en biologie et en chimie pour effectuer le travail. Leur expérience aura ainsi été valable pour eux comme pour l'organisation et, plus important encore, elle leur aura montré le lien entre la théorie apprise à l'école et la pratique du milieu de travail, ce qui constitue l'objectif de base du programme.
Le professeur et conseiller doit trouver un stage qui convient à chaque élève qui évoluera sous l'œil attentif d'un superviseur. Selon le temps dont il dispose, l'élève peut travailler entre trois et cinq demi-journées par semaine pendant la moitié d'une année scolaire ou une année complète.
La disponibilité des stages dépend bien évidemment de l'offre au sein de la collectivité. S'il dispose des ressources adéquates, comment un employeur pourrait-il refuser d'aider une jeune personne intelligente et enthousiaste, et ce, sans frais pour lui? Le seul coût éventuel est lié au temps consacré par les superviseurs à la formation de jeunes qui pourraient peut-être un jour suivre leurs traces. Si l'enseignement coopératif atteint ses objectifs, toutes les parties en sortent gagnantes.