Prix du Premier ministre pour l'excellence dans 
l'enseignement

Retroussez vos manches! L'apprentissage pratique peut être salissant


Gaston Comeau

Gaston Comeau

Gaston Comeau se souvient encore de son premier jour d'enseignement. Un jeune chahuteur du cours de français obligatoire de premier cycle du secondaire que Gaston Comeau enseignait s'était fait apostropher par un camarade : « Hé!, avait dit l'autre élève, donne-lui au moins une chance! » Touché et inspiré par la confiance témoignée par cet élève, Gaston Comeau a décidé d'offrir à tous ses élèves toutes les occasions possibles d'améliorer leurs habiletés de communication en français. « Mon but est d'aider les élèves à renforcer leur confiance dans leur bilinguisme en même temps qu'ils suivent leurs aspirations et deviennent des membres productifs de la société canadienne

Les élèves d'aujourd'hui s'assoient peut-être en rangs lorsqu'on leur parle d'un poème classique, mais ils se lèvent aussi pour donner une interprétation théâtrale du poème. Ils créent des sites Web interactifs, communiquent avec des élèves des alentours et de partout dans le monde, travaillent ensemble à résoudre des problèmes de mathématiques tirés du « vrai monde », bref ils en apprennent beaucoup.

C'est ce qu'on appelle l'enseignement par l'expérience ou l'enseignement pratique. « À peu près tout ce qui figure dans le programme peut être relié à une expérience de la vraie vie! », soutient Gaston Comeau. Sa salle de classe en immersion française de 5e année, à la Bridgewater Elementary School de Bridgewater (Nouvelle-Écosse), est grande et pleine de couleurs, et elle bourdonne habituellement d'activité : les élèves réécrivent une scène d'un livre pour en faire une pièce, préparent un plat pour la classe en s'inspirant d'un repas mangé par un personnage d'un livre ou créent une présentation PowerPoint faisant la démonstration d'un principe mathématique.

Lorsqu'on fait un lien entre le programme d'études et la vie, on peut aussi améliorer l'apprentissage, fait remarquer Betty MacLure, qui enseigne à la Wainwright Elementary School, à Wainwright (Alberta). « En 2e année, les élèves ont de la difficulté à passer du concret à l'abstrait », explique-t-elle. Elle crée alors différents objets à manipuler pour aider les jeunes élèves à surmonter cette difficulté.

Le matériel de manipulation consiste en de petits objets qui peuvent être réorganisés de bien des façons. Par exemple, placer les objets en piles de 10 et de 100 « montre clairement la différence entre 125 et 215, et le fait que le deuxième nombre est beaucoup plus élevé que le premier! », explique-t-elle. Lorsqu'on achète ce matériel d'une entreprise de fournitures pédagogiques, il peut être assez coûteux. Betty MacLure arrive à procurer à sa classe tout le matériel dont elle a besoin en se servant d'objets disponibles autour d'elle.

Par exemple, les parents envoient du matériel de surplus, comme des boutons, des attaches de sac, des cartes, des dés et des dominos que les enfants peuvent utiliser pour compter. Les autres objets de manipulation (par exemple, les tangrams, [anciens casse-têtes chinois faits de pièces amovibles comprenant sept formes géométriques], l'argent, les fractions [pièces en forme de pointe et de proportions variées qu'on peut assembler pour former un tout], les horloges et les jeux de dossiers à classer), Betty MacLure les fait elle-même à partir de matériaux comme du carton bristol, des chemises de classement et du papier de bricolage. Elle photocopie également des décalques sur du papier de bricolage, qu'elle coupe après les avoir laminés. « Le laminage permet aux objets de manipulation de durer plus longtemps, explique-t-elle. Certains objets, comme les mots de vocabulaire hebdomadaire, peuvent tout simplement être photocopiés sur du papier ordinaire pour que les élèves les découpent; ils sont utilisés pendant la semaine puis placés dans un sac que les enfants rapportent à la maison pour continuer de les apprendre. »

« L'apprentissage pratique fonctionne bien, renchérit John Cordukes, qui enseigne les sciences au Cobourg District Collegiate Institute West, à Cobourg (Ontario), car il rend le sujet intéressant et pertinent aux yeux de tous les enfants, et non seulement pour ceux qui réussissent bien à l'école. » En outre, faire bouger les élèves de leur siège et leur fournir un apprentissage par l'expérience sont des stratégies qui correspondent bien au reste de la philosophie pédagogique de M. Cordukes. « Je veux que les élèves soient excités par les sciences, qu'ils soient émerveillés par quelque chose dans la nature qu'ils n'ont jamais remarqué auparavant. »




L'apprentissage étape par étape

John Cordukes

John Cordukes

« Quand je regarde ce que j'ai essayé d'accomplir avec les enfants, j'espère que je leur ai instillé un enthousiasme envers la nature et les sciences, et une conscience de ces éléments. Si les élèves acquièrent un intérêt, une compréhension et de l'empathie face à leur environnement, dans son sens le plus large, ils seront mieux équipés pour traiter les autres questions importantes qui nous toucheront tous à l'avenir. »

Préparer le terrain

Il faut préparer le terrain en prévoyant des activités qui répondent à des buts précis ou aux résultats visés par le programme, recommande Betty MacLure. Elle-même fait passer des tests rapides à ses élèves tous les vendredis pour déterminer à quel rythme ils progressent par rapport à la matière vue pendant la semaine. « J'utilise les résultats de ces tests pour déterminer les résultats à viser et les activités pour la semaine qui vient », dit-elle. Lorsque la classe tout entière a des difficultés avec une notion, elle la reprend en l'abordant d'un angle différent, mais lorsque ce ne sont que quelques élèves qui ont un problème, elle prépare des exercices spéciaux pour eux.

Préparer le terrain veut également dire préparer les élèves, soutient Gaston Comeau. « Il faut éveiller la curiosité et l'intérêt en expliquant le lien entre la vraie vie, l'activité d'apprentissage et les notions abstraites en jeu. » Autrement dit, vendre la leçon en créant un intérêt et une demande. Gaston Comeau prend le temps d'expliquer aux élèves comment la résolution d'un ensemble de problèmes de mathématiques leur enseignera comment exécuter une opération donnée (par exemple, trouver un pourcentage). Il explique ensuite comment la compréhension de cette notion les aidera concrètement (lorsqu'ils veulent savoir quelle portion de leur allocation ils dépensent en goûters chaque mois).

Rassembler ce qu'il faut

Une fois que vous avez déterminé le résultat visé, il faut décider de la façon de mener à bien l'activité, conseille John Cordukes. Tout d'abord, s'occuper des aspects de sécurité. Ensuite, « prendre du recul et voir quelle portion des activités devrait être décidée d'avance par l'enseignant et quelle portion devrait être laissée aux élèves ». John Cordukes fait alterner ses activités en classe et ses exercices de laboratoire; dans certains cas, les élèves suivent des instructions précises étape par étape et dans d'autres, il faut qu'ils trouvent des solutions à mesure qu'ils progressent. « Varier les styles d'activités empêche les élèves de devenir frustrés. » Mais, prévient-il, il faut essayer l'activité une fois pour s'assurer qu'elle fonctionne bien.

Ensuite, recueillez et organisez le matériel nécessaire à l'activité, recommande Gaston Comeau. « Assurez-vous que vous avez assez de matériel pour que tous les élèves puissent participer et que l'activité ne soit pas trop coûteuse. » Si, à cause du style d'activité ou des ressources disponibles, les élèves doivent travailler en équipe, assurez-vous que tous ont des responsabilités égales. « Si vous avez un élève qui aime faire les choses et un autre qui observe, le premier est le seul qui aura du plaisir et qui apprendra quelque chose. L'observateur sera soit mécontent ou non concentré », avertit-il.

Suivre ce qui se passe

En vous déplaçant dans la classe vous pourrez remarquer rapidement qui fait les choses et qui observe. C'est un élément important de toute activité pratique en classe, conviennent Gaston Comeau, John Cordukes et Betty MacLure. « Les enfants peuvent fonctionner de manière assez autonome, surtout lorsqu'ils sont habitués de travailler de cette façon et de travailler ensemble, ajoute Mme MacLure, mais il est important de garder un œil sur la façon dont les choses se déroulent. »

« Je pose des questions à mes élèves pendant qu'ils travaillent, commente Gaston Comeau. Je leur demande ce qui se passe, pourquoi cela se passe de cette façon, qu'est-ce qui arrivera ensuite. Toutes ces questions les font réfléchir à ce qu'ils font et renforcent le lien entre la notion et son application concrète. » Sans ce lien, ils ne font que s'amuser, dit-il.

Suivre la progression du travail des élèves pendant une activité pratique permet également à l'enseignant de vérifier si l'activité a été correctement conçue et expliquée aux élèves, ajoute M. Cordukes. S'ils sont sur la mauvaise voie ou perdus, il vaut mieux s'en rendre compte avant d'avoir gaspillé trop de temps. « Il est normal que les élèves aient des difficultés - c'est comme cela qu'ils apprennent - mais il est important de s'assurer que les ressources dont ils ont besoin sont là lorsqu'ils les cherchent. »

Vérifier le tout

La dernière étape d'une activité pratique est l'évaluation du travail des élèves et de ce qu'ils en ont retiré. Les tests hebdomadaires de Mme MacLure visent à évaluer le succès des activités des cinq jours précédents et l'orientent dans sa planification des activités de la semaine qui vient.

Gaston Comeau tient une discussion avec ses élèves pour résumer ce qu'ils ont fait et ce qu'ils ont appris. Il répète également et renforce le lien entre l'activité et la notion, pour s'assurer que tous les élèves ont fait le lien.

John Cordukes prépare une grille d'évaluation pour chaque activité, qui indique clairement les attentes associées à chacune des parties de l'activité, comme l'exécution, la présentation d'un rapport et les résultats.

(Pour en savoir plus sur l'évaluation dans l'univers concret de l'art dramatique, voir « Évaluer la prestation théâtrale », ci-dessous.)




Évaluer la prestation théâtrale

« En théâtre, le succès est indépendant des notes », fait remarquer Kim Lewis, qui enseigne le théâtre à la John McGregor Secondary School, à Chatham (Ontario). Néanmoins, l'évaluation est nécessaire pour que les élèves apprennent comment les autres ont interprété leurs efforts sur le plan dramatique et comment améliorer leur prestation.

Madame Lewis filme sur vidéo les prestations données en classe et se sert d'une grille d'évaluation par les pairs et de critères tirés de différentes sources, y compris de matériel venant d'éditeurs professionnels et de nouveaux enseignants dans le système, ainsi que de critères d'évaluation qu'elle a conçus à partir des attentes et des objectifs énumérés dans les documents relatifs au programme, pour évaluer la motivation et la sincérité des élèves. Elle se penche plus particulièrement sur les choix appropriés et couronnés de succès qu'ils ont faits : Est-ce que c'était le bon mouvement pour cet exercice? As-tu choisi le meilleur ton de voix pour ce passage? As-tu communiqué ce que tu voulais? Qu'est-ce qui t'aurait permis de donner une prestation plus réussie?

Lorsqu'elle remet les notes, dit-elle, elles sont toujours accompagnées de longs commentaires.

« Je veux que les cours de théâtre soient amusants, mais cela ne signifie pas que les élèves peuvent perdre leur temps, souligne Kim Lewis. Ce ne sont pas des crédits faciles. » Après avoir établi une relation de confiance et exposé ses attentes pour la classe, Kim Lewis pousse ses élèves à explorer leurs émotions, leurs opinions et leurs modes d'expression personnelle.

En se basant sur ces explorations, ils créent plusieurs pièces sur des questions sociales - par exemple, le tabassage - qu'ils présentent ensuite aux écoles de la région. Le public est profondément touché par les productions, et les enseignants signalent par la suite des changements de comportement, notamment un nombre réduit d'incidents de tabassage. « Mes enfants savent qu'ils peuvent changer le monde », affirme Mme Lewis avec fierté. C'est le véritable indice de réussite pour ses élèves.

Jack Trovato, qui enseigne le théâtre à la Alpha Secondary School, à Burnaby (Colombie-Britannique), a une approche différente de l'évaluation de la prestation théâtrale. « Les élèves méritent une rétroaction et une évaluation qui leur servent de repère pour mesurer leur propre succès », dit-il.

Chaque tâche et chaque exercice de ses cours de théâtre sont divisés en sous-catégories précises. Par exemple, 40 p. 100 de la note du cours représente la participation en classe, fondée sur les éléments suivants : bien se servir du temps de classe, discuter et échanger ses expériences ouvertement, établir une relation de confiance, travailler en équipe et bien collaborer, s'adonner activement à des exercices et à des activités, arriver à l'heure, faire preuve de concentration dans les tâches à exécuter, respecter les droits, les idées et les différences des autres, et écouter attentivement et suivre les instructions. Tous ces critères sont clairement énoncés dans le plan de cours qu'il distribue au début de l'année.

« J'utilise la méthode de la carotte et du bâton, conclut Jack Trovato en riant. En fixant des critères clairs, on récompense les élèves en même temps qu'on les ramène à leurs tâches lorsqu'ils se laissent distraire. »




Venez vous amuser avec nous!

Betty MacLure

Betty MacLure

« J'adore enseigner. La franchise et l'humour de mes élèves sont rafraîchissants, et leur rétroaction - beaucoup d'accolades et de tapes dans la main - m'incite à chercher de nouvelles méthodes innovatrices qui, à leur tour, les rendent plus réceptifs à l'apprentissage. Je trouve très satisfaisant de les regarder découvrir le monde par l'entremise du jeu, sans qu'ils se rendent compte qu'ils sont en train de travailler. La fierté qu'ils manifestent lorsqu'ils ont finalement maîtrisé une notion difficile est infiniment gratifiante. C'est une vocation merveilleuse et pleine de plaisir! »

Mais tout ce travail en vaut-il la peine?

« Oui! absolument », répond John Cordukes. Selon lui, l'enseignement est plus amusant et l'apprentissage est plus stimulant pour les élèves lorsqu'on se sert d'activités pratiques. L'enseignant peut se déplacer dans la classe et prendre le temps d'aider concrètement un élève en particulier. Et lorsque le travail pratique est bien équilibré avec le travail individuel au pupitre (dans les cours de sciences de niveau secondaire, John Cordukes recommande de les répartir moitié-moitié), l'élève peut faire un apprentissage profond, efficace, qui l'aidera à réussir dans le cours et dans la suite de ses études. (« Au niveau élémentaire, un apprentissage par l'expérience représentant environ 25 p. 100 du temps est plus efficace », ajoute M. Comeau.)

Gaston Comeau encourage tous les enseignants à recourir à des activités pratiques. « Commencez par une partie du programme avec laquelle vous êtes très à l'aise, dit-il, et choisissez une activité courte et simple qui permet aux élèves de découvrir quelque chose par eux-mêmes. » Il recommande également de poser des questions ouvertes et d'être prêt à entendre différentes solutions et différentes façons d'aborder un problème. Regrouper les élèves par paires plutôt qu'en équipes diminue la confusion initiale, en attentant que les élèves s'habituent à cette méthode.

Vous n'avez pas à faire tout cela tout seul ni à tout inventer vous-même, ajoute Betty MacLure. Les enseignants peuvent chercher de l'inspiration et des ressources dans les livres, à l'Internet et durant les séances de perfectionnement professionnel, et auprès d'autres enseignants (voir « Les ressources sont partout », ci-dessous). Mais les activités pratiques ont aussi des inconvénients, prévient John Cordukes. Il faut plus de temps et d'énergie pour préparer un exercice pratique que pour un plan de leçon conventionnelle portant sur la même matière. Il faut du temps pour l'exécuter, et le programme du niveau secondaire n'alloue déjà pas beaucoup de temps pour ce type d'activité.

« L'apprentissage pratique peut être salissant et bruyant », renchérit Betty MacLure. Parfois, il y a des morceaux de papier sur le plancher et de la colle partout sur les pupitres; les élèves bougent sans cesse, se disputent, posent des questions qui n'avaient pas été prévues et progressent à leur propre rythme (qui ne suit pas nécessairement le bon déroulement du plan de leçon). Les enseignants plus conservateurs ne comprennent pas le potentiel pédagogique et les avantages des activités pratiques, poursuit-elle, et par conséquent ne voient pas la raison de créer ce genre de confusion dans leur classe.

Les activités pratiques impliquent une bonne part d'inconnu pour l'élève aussi bien que pour l'enseignant. Certains enseignants peuvent être très mal à l'aise quand un élève demande : « Qu'est-ce que je fais maintenant, Monsieur? », et ne pas savoir combien de temps le laisser se débrouiller avant d'intervenir.

Alors, pourquoi y recourir?

« Pensez à l'enseignement plutôt qu'au programme », insiste Betty MacLure. L'enseignement signifie plus que de passer à travers la matière; il consiste à atteindre les élèves, à les enthousiasmer par rapport à l'apprentissage, à avoir une influence décisive dans leur vie et à les aider à devenir le genre d'adultes que nous savons qu'ils peuvent être, ajoute-t-elle. Dans cet esprit, une classe bruyante, survoltée, parfois en désordre devient le signe d'un enseignement et d'un apprentissage efficaces.




Les ressources sont partout

Les projets d'apprentissage pratiques n'ont pas à être mis au point par chaque enseignant de façon isolée. « Cela prendrait bien trop de temps! », lance en riant Betty MacLure, qui enseigne en 2e année à la Wainwright Elementary School de Wainwright (Alberta). Elle a recours à une kyrielle de ressources existantes pour concevoir ce type de projets pour ses élèves.

Les livres d'enfants fournissent une profusion d'idées. Par exemple, en lisant à haute voie Grandfather Tang's Story, de Ann Tompert, ses élèves ont eu l'idée de manipuler des casse-tête chinois pour créer les différents animaux de l'histoire. Betty MacLure s'est servie du livre Alexander Who Used to be Rich Last Sunday, de Ray Cruz, pour amener ses élèves à travailler avec des pièces de monnaie; ils devaient voir comment Alexander avait dépensé son argent.

Un grand nombre d'activités de perfectionnement professionnel montrent comment se servir du matériel de manipulation, ajoute Betty MacLure. Kim Sutton (une consultante en mathématiques de la Californie) emploie des blocs recouverts de motifs pour aider les élèves à comprendre les motifs, la symétrie, les formes et les relations spatiales. L'enseignant peut acheter des blocs tout prêts, mais il peut aussi photocopier, laminer et découper les décalques fournis dans un livret remis au cours des séances données par Mme Sutton. Nancy McDonald (une consultante en éducation auprès du Bureau of Education and Research dans l'état de Washington) emploie du matériel de manipulation pour enseigner la lecture. Par exemple, les lettres de l'alphabet peuvent être imprimées sur des fiches de 1,5 x 7,5 cm, blanches pour les consonnes et jaunes pour les voyelles. Les élèves créent des mots avec les fiches en essayant de voir le son produit par les lettres mises ensemble.

« Il existe un grand nombre de sites Web qui fournissent des ressources », affirme Betty MacLure. Des liens vers Rescol canadien, Global Schoolhouse, 2Learn, les ressources de Kathy Schrock et bien d'autres encore figurent sur le site Web de Betty MacLure (en anglais seulement).