Motiver l'élève démotivé
- Produire un déclic
- Des nouvelles en circuit fermé
- C'est magique!
- Se mettre en marche
- Des animaux dans la classe
- Et maintenant, en route!
- B pour Beanie Baby
- Créer une culture de l'école
Apprendre et aller à bicyclette sont deux activités qui se ressemblent : une fois que vous avez compris le truc, vous ne l'oubliez jamais. Pas plus que vous n'oubliez le plaisir d'acquérir une nouvelle habileté ou de comprendre une notion complexe. Toute votre vie, vous conserverez le goût d'apprendre.
Pourquoi un si grand nombre d'élèves n'ont jamais découvert ce plaisir? Pourquoi traînent-ils de l'arrière alors qu'ils pourraient faire partie du peloton, avec leurs pairs, dans le « Tour de France » de l'éducation?
Produire un déclic
Kevin Harrison
Kevin Harrison veut faire éclater le stéréotype de l'adolescent paresseux. « Donnez à un adolescent une tâche qui signifie quelque chose pour lui et vous le verrez démarrer! » Il croit que si l'on structure le programme autour des intérêts des adolescents et qu'on encadre l'esprit de rébellion inné chez les adolescents, on peut générer une énergie étonnante et très productive. Si vous arrivez alors à canaliser toute cette force vers l'école et la collectivité, vous pourrez créer une culture où il est cool d'être un adolescent compétent.
« Il existe une maladie, dans nos écoles, qui s'appelle l'ennui », déclare Kevin Harrison. Cet enseignant donne les cours d'étude des médias et de préparation à la carrière à la Timberline Senior Secondary, à Campbell River (Colombie-Britannique), et est directeur adjoint de l'éducation rurale et de la diversification des modes d'enseignement . Ses cours de production télévisuelle et vidéo ont ravi (littéralement) un certain nombre d'élèves, pour les extirper de leur ennui et les ramener dans l'univers de l'apprentissage.
Ce qu'il importe de comprendre, c'est que ce sont des cours de production concrète qui ont eu cet effet. Kevin Harrison croit que les élèves - et surtout les garçons - décrochent des programmes, et de l'école en général, parce qu'ils s'ennuient. Le système d'éducation comme on le connaît ne sait pas éveiller l'intérêt des garçons. D'être assis à un pupitre les démotive, selon lui. Les garçons apprennent mieux par des activités faisant appel à la motricité globale et à beaucoup d'exploration active, ce qui caractérise l'expérience qu'ils vivent dans ses cours.
Patti Sebestyen croit que le problème des élèves démotivés a plus à voir avec l'attitude (et le choix de cette attitude) que l'ennui. Le programme dont elle s'occupe, le Opening Doors, à Saskatoon, est un programme d'enseignement parallèle destiné aux élèves de la 8e à la 12e année qui font l'école buissonnière depuis longtemps ou qui ont décroché de l'école depuis plus de six mois. « Ces enfants ne pensent pas que l'école a un rapport avec leur vie, commente-t-elle, et ils ne comprennent pas que c'est à eux de voir ce qui dans l'école devrait les intéresser. »
« La démotivation, l'ennui, le découragement, appelez cela comme vous voulez, ne commencent pas à 14 ans », ajoute Patti Sebestyen. La démotivation s'installe plus tôt, lorsque l'élève ne rentre pas dans nos moules, et lorsqu'un trop grand nombre d'étiquettes, comme déficit de l'attention, risque élevé, incapacité ou comportement perturbateur, nous empêchent de voir l'individu lui-même et ses capacités.
Marie-Chantal Vanier, qui enseigne aux élèves en difficulté d'apprentissage à l'École Lac-des-Fées, à Gatineau (Québec), abonde dans ce sens. « Mes enfants ont de sérieux problèmes d'apprentissage. Lorsqu'ils arrivent dans ma classe, ils ont déjà plus de trois ans d'échecs derrière eux et un dossier qui en témoigne. »
Des nouvelles en circuit fermé
« Bonjour, Timberline. Bienvenue à notre émission d'aujourd'hui. Voici les nouvelles pour ce matin. » Dans la plupart des écoles, les élèves entendent tous les matins un message semblable sur le système d'intercommunication. à Timberline, les élèves regardent plutôt une émission de nouvelles de 10 minutes, produite par les élèves.
L'école Timberline Senior Secondary, qui fusionne le niveau secondaire et le niveau collégial, a été construite en 1996. étant donné que les programmes de ces deux niveaux ont des horaires différents, l'école n'a pas du tout de système d'intercommunication. « à la place, dans les corridors et dans chaque salle de classe, il y a des télévisions en circuit fermé qui tiennent tous les élèves informés », explique Kevin Harrison, qui a conçu le système et qui donne les cours d'étude des médias et de préparation à la carrière au niveau secondaire. Par exemple, trois minutes avant la période de classe, une horloge apparaît à l'écran et commence un compte à rebours silencieux. « Vous voyez alors les élèves arrêter leurs activités, regarder l'écran et courir vers leur prochain cours. »
Chaque émission matinale comprend des nouvelles, des annonces venant du secrétariat et deux vidéos produites par les élèves sur des sujets reliés à l'école, par exemple un récent événement sportif ou un incident de tabassage. Les élèves inscrits dans le cours de production télévisuelle se rencontrent tous les matins pour passer en revue l'émission de la veille et établir le synopsis de l'émission de la journée. Une heure et quart plus tard, ils passent en ondes.
Cinq équipes d'élèves, une pour chaque jour de la semaine, s'occupent de tous les aspects de la production : caméras, audio, présentateurs, emplacement et réalisation, chacun à tour de rôle. Les élèves apprennent vite à travailler ensemble, à être souples, à trouver des solutions aux problèmes et à gérer efficacement leur temps pour respecter les délais.
C'est magique!
Sherry Taylor
« Les trois éléments qui, pour moi, sont essentiels à la croissance (et à la vie même!) sont l'amour, l'honnêteté et l'aventure. Si les enfants savent que vous les aimez, vous pouvez leur présenter un miroir pour qu'ils se voient tels qu'ils sont. Ils peuvent apprécier leurs points forts et comprendre leurs points faibles. Ensuite commence la plus grande des aventures : découvrir le meilleur d'eux-mêmes. (Et je vis cette aventure en même temps qu'eux!) »
Imaginez un moule à tarte en verre rempli d'eau, dont la surface est parsemée de poivre, le tout placé sur un rétroprojecteur allumé. Alors, quel est le mot magique? Ah! oui, c'est « Abracadabra! » D'un coup de baguette, le poivre se déplace très vite sur les bords de l'assiette.
C'est de la magie? Pour les élèves de 5e année de Sherry Taylor, à la George H. Luck School d'Edmonton, oui c'est magique, mais c'est aussi une excellente démonstration de la tension superficielle. « Pendant que j'essaie différentes formules magiques, j'enduis discrètement l'extrémité de la baguette d'un peu de savon », Mme Taylor admet-elle. (Le savon affaiblit les puissants liens moléculaires de l'eau à l'endroit où la baguette est trempée. Les liens plus forts qui subsistent dans les autres parties du moule à tarte attirent les molécules d'eau "savonneuses" vers eux. Le poivre est tiré par la couche créée par la tension superficielle de l'eau. » Dans l'unité du cours de sciences traitant de l'eau et de la tension superficielle, les élèves de Mme Taylor apprennent plusieurs trucs de magie à propos de la tension superficielle, notamment ceux du panier de fraises flottant (la tension superficielle supportera un panier de fraises vide) pour émerveiller leur famille et leurs amis.
Pour Sherry Taylor, bien entendu, c'est plus que de la magie. C'est un moyen extraordinaire de toucher les cœurs et les émotions des élèves et de créer un sentiment d'émerveillement face à l'apprentissage.
Se mettre en marche
Que peut-on faire pour aider ces jeunes qui végètent à l'école ou qui la quittent tout simplement?
« C'est à nous de tendre la main et de rejoindre les élèves démotivés », car ce sont eux qui en ont vraiment besoin, explique M. Harrison. La majorité des élèves - environ 70 p. 100 selon ses estimations - réussiront à apprendre grâce aux leçons en classe et aux devoirs à la maison. Une autre tranche de 20 p. 100 requiert et désire plus de direction, par exemple par des exercices individualisés ou des séances de tutorat. La dernière tranche de cinq à dix pour cent représente les enfants qui se trouvent dans une zone dangereuse, ceux qui, selon Kevin Harrison, ont besoin de tout ce que vous pouvez leur donner.
Il faut établir une relation avec ces élèves, s'intéresser à eux, leur donner du temps et s'engager, même s'ils vous repoussent, de dire M. Harrison; ensuite, vous pourrez les attirer vers l'apprentissage grâce à des projets pratiques pertinents, intéressants et stimulants.
Ce qui est tout aussi important, c'est de ne pas laisser l'indifférence s'emparer de vous à cause des élèves difficiles. Patti Sebestyen est prête à défendre un élève en cour ou à aller le chercher à la maison et le faire sortir du lit lorsqu'il est en retard à l'école. Et, ajoute-t-elle, « s'il travaille réellement fort pour faire en sorte que sa vie change, je marcherai sur des éclats de verre pour l'aider dans ce sens ».
Ses élèves savent cela aussi. Le gros bon sens de Mme Sebestyen parvient à les convaincre qu'elle s'en fait pour eux et qu'elle croit en leurs capacités. Cette école et cette enseignante veulent occuper une place dans la vie de ces élèves. Lorsqu'ils s'en rendent compte, ils arrivent à croire en eux, assez longtemps du moins pour retourner à l'apprentissage et faire les premiers pas vers une vie meilleure.
Ce qui compte, selon Marie-Chantal Vanier, c'est de faire un pas à la fois et d'établir progressivement une relation avec les élèves. « Je vais à leur rencontre sur leur propre terrain », explique cette enseignante, qui est atteinte d'une déficience auditive partielle et a elle-même eu son lot de difficultés scolaires. « Je repère leurs forces et leurs difficultés, et je travaille à partir de là. » Sa relation avec les élèves repose en partie sur la base suivante : ils savent qu'elle ne leur donnera pas du travail qui les frustrera, seulement des défis à leur mesure.
Pour ses élèves, elle a également divisé le processus en étapes. « Cela ne vient pas naturellement aux enfants. Ils ont une courte durée d'attention et, bien entendu, ils veulent tout faire en une seule grande étape. Pour eux, plus le pas est grand, mieux c'est. » Pourtant, croit-elle, faire de grands pas quand on n'est pas prêt mène tout droit à l'échec.
Le fait de comprendre cette tendance chez ses élèves l'aide à saisir comment les motiver. Madame Vanier considère les réactions et les actions des enfants durant une activité comme d'importants indices de la façon dont leur cerveau fonctionne et du mode d'apprentissage qui leur est propre. Tous ces indices l'aident à élaborer des stratégies d'apprentissage qui les mènent au succès.
Par exemple, dans une de ces activités, ses élèves et elle-même entreprennent d'inventer un jeu. Elle les encourage à prévoir toutes les étapes à suivre. Bientôt, ils se rendent compte qu'ils ont besoin de matériel pour ce jeu, qu'ils doivent établir des règles, un but, et ainsi de suite. Les élèves définissent les étapes et l'issue du jeu. Et de plus, sans s'en rendre compte, ils subdivisent la tâche générale en tâches plus petites, plus faciles à exécuter.
Marie-Chantal Vanier fournit aussi à ses élèves des « grilles de planification ». Lorsqu'une étape de l'activité est terminée, ils peuvent colorier le carré approprié. En captant leur attention par des activités agréables, comme colorier, on aide les élèves à relier la réalisation d'une tâche concrète à une tâche plus générale et plus abstraite, et à la notion d'étapes planifiées en vue de l'apprentissage.
Des animaux dans la classe
Non seulement la classe de 5e année de Sherry Taylor à la George H. Luck School, à Edmonton, est-elle remplie de plantes - « c'est une vraie jungle là-dedans », dit-elle en souriant - et de cages de lézards, mais elle est également égayée par le chant des criquets et, à l'occasion, celui des oiseaux. (Des politiques adoptées récemment par l'école sur les allergies à la fourrure et aux plumes l'empêchent de garder des mammifères ou des oiseaux dans la classe de façon permanente; ses oiseaux domestiques ont cependant droit à de petites visites dans la classe.) Transformer la classe en un endroit qui ressemble au vrai monde l'aide à relier son enseignement aux vraies choses, explique Mme Taylor.
Ceci s'applique particulièrement aux enfants du centre-ville, fait-elle remarquer, dont beaucoup n'ont jamais vu une graine pousser et devenir une plante, ou tenu un animal vivant dans leurs mains. « Cette expérience introduit du merveilleux dans leurs vies et éveille leur curiosité à propos des autres choses à découvrir. »
Les plantes et les animaux ont également un effet calmant sur les enfants. Un grand nombre de ceux-ci vivent aujourd'hui des expériences traumatisantes, commente-t-elle. Rien de mieux qu'une petite caresse à un animal pour ralentir les battements frénétiques d'un cœur, apaiser les craintes d'un enfant, instiller la confiance et éclaircir les esprits pour les rendre réceptifs. « Je les appelle mes petits thérapeutes. »
Et maintenant, en route!
Pat Shedden
« L'apprentissage devrait être une aventure, un processus interactif qui dure toute la vie et qui engendre l'émerveillement et favorise l'exploration et la découverte de soi. L'apprentissage est en soi une récompense lorsqu'il a un but et qu'il est agréable. à titre d'enseignants, notre défi est de rendre l'apprentissage vivant en misant sur les points forts et les intérêts de nos élèves et en leur procurant des expériences et des occasions qui leur permettront d'atteindre des sommets et de devenir des acteurs efficaces sur la grande scène de la vie. »
Ces enseignants sont unanimes : il est dans l'intérêt de tous de remettre les élèves démotivés sur le chemin de l'apprentissage.
« Il est souvent plus facile de ne pas s'occuper des élèves démotivés que de prendre le risque et faire l'effort de leur redonner une motivation », fait remarquer Blake Seward, qui enseigne l'histoire au Smiths Falls District Collegiate Institute, à Smiths Falls (Ontario). « Mais cela en vaut la peine! Prendre ce risque vous donne des forces et de l'énergie; cela rend l'apprentissage et l'enseignement beaucoup plus agréables aussi bien pour l'enseignant que pour l'élève. »
Qui plus est, les changements effectués par un enseignant et une école pour rejoindre l'élève démotivé modifient la culture de l'école entière, ajoute M. Harrison, et pour le mieux. Le programme Effective Behaviour Support (soutien au comportement efficace) qu'il a lancé à l'école Timberline Senior Secondary (voir « Créer une culture de l'école », ci-dessous) a rehaussé le moral de l'école et fait chuter radicalement le nombre de problèmes disciplinaires.
Conséquemment, le nombre d'élèves de 10e année envoyés au secrétariat pour des questions de discipline a baissé de moitié, et les enseignants signalent une amélioration du comportement des élèves. La culture de l'école s'améliore, conclut M. Harrison. « On se sent bien dans cette école. »
« Laissez-moi vous dire, quand les enfants arrivent dans ma classe, ils sont blasés et apathiques », ajoute Marie-Chantal Vanier, l'air songeur. Mais grâce à chaque petit succès qu'ils remportent, leurs blessures finissent par guérir. « Ceci leur ouvre un monde de richesses inestimables. Chaque enfant est un trésor; certains sont tout simplement plus difficiles à atteindre que d'autres. »
Apprendre à apprendre - tout comme apprendre à aller à bicyclette - n'est pas toujours facile. Il y a beaucoup de chutes et d'égratignures sur le chemin de la compétence. Mais, disent les enseignants, vous êtes récompensé lorsque vous voyez des élèves, auparavant démotivés, pleins d'une énergie et d'un intérêt nouveaux, sur la voie d'un apprentissage qui durera toute leur vie.
Voir aussi « Atteindre l'élève autiste et lui enseigner »
B pour Beanie Baby
Pat Shedden se sert des jouets de peluche populaires que sont les Beanie Babies pour créer des jeux d'alphabétisation et d'acquisition de compétences en mathématiques pour ses élèves autistes de la Queensville Public School, à Queensville (Ontario), incluant ceux qui suivent.
- B pour Beanie Baby : Lancer le Beanie Baby aux élèves, qui le relancent en prononçant des mots commençant par la même lettre que celle du nom du Beanie Baby lancé.
- Ordre alphabétique : Demander aux élèves de classer en ordre alphabétique des cartes portant des lettres, puis les faire correspondre aux Beanie Babies dont le nom commence par la lettre en question.
- Qu'est-ce qui ne va pas dans ma phrase? : Demander aux élèves de rédiger une phrase sur un Beanie Baby, puis de découper la phrase en mots séparés. Mélanger l'ordre des mots, ensuite demander aux élèves de réarranger la phrase.
- Classement numérique : Mettre les Beanie Babies en ligne, puis leur demander : « Lequel est le premier, le deuxième, le dernier, le troisième à partir de la fin? »
- Quelle est la grosseur d'un Beanie Baby? : Trouver combien de Beanie Babies équivalent au poids d'un livre. Deviner combien il faut de Beanie Babies pour remplir un contenant. Inscrire les estimations des élèves et ensuite compter. Discuter des prédictions et des réponses.
Créer une culture de l'école
La culture de l'école est plus qu'un esprit d'équipe, affirme Kevin Harrison. C'est une attitude positive et respectueuse dans les classes, des corridors et des escaliers sécuritaires et un sentiment, partagé par tous, de fierté et d'appartenance envers l'établissement. Pour promouvoir une culture de l'école positive à la Timberline Senior Secondary de Campbell River (Colombie-Britannique), où il donne les cours d'étude des médias et de préparation à la carrière, M. Harrison a aidé à mettre en œuvre un programme fondé sur un soutien au comportement efficace.
Le programme Effective Behaviour Support (soutien au comportement efficace) est un système d'interventions et d'aides au comportement positif mis au point par George Sugai, professeur agrégé au département d'éducation spécialisée et de ressources communautaires de la University of Oregon, et directeur du National Center on Positive Behavioral Supports.
Selon ce système, des attentes comportementales claires et un renforcement positif sont plus efficaces qu'une discipline négative à l'égard des problèmes qui minent la plupart des écoles, et une approche systémique est meilleure qu'une méthode consistant à punir chaque infraction au moment où elle survient.
à l'école Timberline, Kevin Harrison a aidé à mettre sur pied un programme qui facilite la transition pour les nouveaux de 10e année. Le personnel de l'école donnent de courtes présentations sur les problèmes typiques de l'école et le comportement approprié. (Par exemple, le personnel de la cafétéria parle du comportement à adopter dans la cafétéria et les concierges demandent aux élèves de ne pas jeter de détritus et de respecter une certaine étiquette dans les toilettes.) Ces présentations sont suivies de jeux dans le gymnase pour renforcer l'esprit de l'école.